À partir du 17 novembre 2026
Culture
Place Lafayette, 43100 Brioude
de 09h00 à 12h00
Cet immeuble était la résidence du doyen, l’un des 3 dignitaires du chapitre de chanoines de Brioude. Le Doyenné, véritable forteresse, est resté longtemps aux mains de la famille de Mercoeur. En 1282, un accord fut signé entre les Mercoeur et le chapitre; ainsi le nouveau doyen, Gaucelin de La Garde, d’une famille de chevaliers du Gévaudan, débuta l’œuvre de restauration du bâtiment qui était fortement dégradé. Grâce à la dendrochronologie (à partir du bois méthode de datation précise) il s’avère que le plafond armorié n’a pu être commencé avant 1297/1298: décor héraldique rarissime, bois sculptés et peints où se mêlent scènes de chasse et bestiaire fantastique.
Avec la Révolution de 1789 et la disparition du chapitre de chanoines, l’immeuble fut vendu comme bien national et il connut des fortunes diverses durant le XIXème siècle : c’est ainsi que le conseil municipal proposa de le vendre en 1875.Cette proposition fut, fort heureusement, rejetée.
Au cours du XXème siècle, l’édifice fut occupé par la Caisse d’Epargne, puis par la médiathèque et l’Office de Tourisme. Cependant les salles de l’étage étaient fermées pour raison de sécurité.
Depuis 2016 une restauration de qualité a permis d’affecter cet édifice à une fonction culturelle, ce sont maintenant 5 salles d’exposition d’art moderne et contemporain qui accueillent les visiteurs.
Dans le cadre de l’artothèque et en regard avec l’exposition estivale sur Matisse, Le Doyenné accueille 9 photographies de Cécilia Paredes pour questionner la relation des artistes aux tissus et à la place de la femme.
Cecilia Paredes est une photographe péruvienne remarquée pour son travail qui explore le camouflage des corps sur des surfaces à motifs. Née en 1950 à Lima au Pérou, Paredes étudie l’art à l’université catholique de Lima et à la Cambridge Arts and Crafts School en Angleterre. Elle est surtout connue pour son travail photographique qui s’intéresse à la juxtaposition visuelle de son corps peint aux couleurs et aux motifs de la surface contre laquelle elle pose. L’artiste compose ses photos en sélectionnant un arrière-plan à motifs, un papier peint par exemple, et son corps est peint pour se fondre dans le décor. Les contours inévitables de son corps révèlent ses formes en fonction du point de vue du spectateur.
Cette exposition figure dans les programmes de la Biennale textile de Clermont-Ferrand et Résonances de la biennale d’art contemporain de Lyon. Le prêt des œuvres provient de la Galerie P à Ostende.
Date
| Du 17 novembre au 01 décembre | |
| Lundi | Ouvert de 09h à 12h et de 14h à 18h |
| Mardi | Ouvert de 09h à 12h et de 14h à 18h |
| Mercredi | Ouvert de 09h à 12h et de 14h à 18h |
| Jeudi | Ouvert de 09h à 12h et de 14h à 18h |
| Vendredi | Ouvert de 09h à 12h et de 14h à 18h |
| Samedi | Ouvert de 09h à 12h et de 14h à 18h |
| Dimanche | Fermé |
Tarifs
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